dimanche 14 octobre 2007

relances

A la MEP aujourd'hui - plutôt qu'à la rétrospective Steichen au Jeu de Paume ; j'ai enviebesoin de plus ici-maintenant, plus à la verticale, plus pulsé -, je retiens Larry Clark, et Romain Osi.

Avec Clark, c'est la ligne, plus tardive, du très-crade anglais, photographe d'une underclass catastrophique et domestique, dont bien entendu le nom m'échappe. Un il faut voir. Très simple, et la violence ou les secousses sociales et morales, sont tout facilement poussées au compte de la société et non au compte de la photographie. Le photographe donnant une attention, qui a sa qualité sans morale ; photographique. De voir. D'entrer comme une lame dans les invisibles sociaux. Faire exister. (Et bien sûr rien à voir avec le reportage. Il s'agit de photographie.) The excitement de ce savoir. La sensation, c'est quelque chose comme : c'est à moi ; c'est moi. Ouf.

Devant la douzaine de clichés en couleurs néonnes et traînées, et format allongé, de Romain Osi (Uscita), je passe rapidement : c'est simplement : mais oui ; bien sûr ; c'est ça. Pas une photographie qui appelle à s'absorber - bien qu'on puisse aussi s'arrêter, et entrer, goulûment, tomber, dans cette lucidité. Presque on penserait que le passage, le skimming past, aurait quelque chose à voir, ou à faire cohérence en tout cas, avec l'espace photographique tracé : l'autoroute, internationale. Ruban continu à travers (la nuit). Une attention traînée et passante, avec le mauvais oeil des espaces contemporains, vides et franges et debased et : passionnants, beaucoup à y fouiller, à y apprendre, dans cette suspension photographique de l'attention.

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